Renouvellement des incrustations ardoise sur les tours et cheminées. 

Fameux notamment pour son escalier à double révolution, le Château de Chambord est le plus illustre et le plus vaste des châteaux de la Loire.

Architecture

Conçu sur le modèle médiéval des châteaux forts avec son enceinte et ses grosses tours d’angle, il est nettement inspiré par le style gothique (ornementation des parties hautes qui s’élancent dans le ciel avec les cheminées et les tourelles d’escalier), mais il possède surtout une silhouette très spécifique qui en fait l’un des chefs-d’oeuvre architecturaux de la Renaissance : 156 mètres de façade, 426 pièces, 77 escaliers, 282 cheminées et 800 chapiteaux sculptés.

Si plusieurs architectes ont travaillé à l’édification du château, il est probable que Chambord soit sorti en partie de l’imagination féconde de Léonard de Vinci, qui travaillait alors comme architecte de la cour de François 1er.

Le plan du château repose sur un corps central parfaitement carré en croix grecque, comme celui de plusieurs églises italiennes de l’époque, dont la nouvelle basilique Saint-Pierre de Rome construite au même moment.

Ce corps central, conçu initialement comme bâtiment unique du château, sera appelé par la suite le « donjon » car même s’il n’a jamais eu aucune vocation à la défense. À l’intérieur du donjon, on trouve cinq niveaux habitables.

François Ier remaniera assez vite le plan du château de Chambord par l’ajout de deux ailes, ainsi que d’une enceinte, se calquant sur le modèle des châteaux forts du Moyen Âge.

Arrivé sur la terrasse, le visiteur peut remarquer que l’escalier est surmonté d’une tour-lanterne, elle s’élève à 32 mètres et surmonte toutes les cheminées de Chambord. Son sommet est coiffé d’une fleur de lys (symbole de la monarchie française). Les terrasses sont encadrées de tourelles et de lucarnes parées de marqueterie de tuffeau et d’ardoise.

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Construit au coeur du plus grand parc forestier clos d’Europe (environ 50 km2 ceint par un mur de 32 km de long), il s’agit du plus vaste des châteaux de la Loire. Il bénéficie d’un jardin d’agrément et d’un parc de chasse classés Monuments historiques.

Le site a d’abord accueilli une motte féodale, ainsi que l’ancien château des comtes de Blois. L’origine du château actuel remonte au XVIème siècle et au règne du roi de France François Ier qui supervise son édification à partir de 1519.

Restaurationdes incrustations en ardoise

Contacté par M. Fabrice Tranchat, chef de travaux pour l’entreprise LEFEVRE, spécialisée dans la restauration du
Patrimoine, Bernard Leparoux, responsable de l’agence CUPA PIERRES à Nantes pense évidemment à la division ardoise du Groupe CUPA pour répondre à ce défi.

Les délais sont courts et le travail à réaliser devra être d’une extrême précision.

Les ardoises à fournir devront être à bords sciés pour parfaitement venir s’encastrer dans les espaces existants. CUPA Pizarras parvient à lui livrer à temps 600 pièces d’ardoise CUPA 4 gamme Monument Historique, en 10 mm d’épaisseur.

Pour la transformation, la recherche d’une machine de précision est nécessaire. La technique retenue est une découpe au laser jet d’eau. Après quelques essais concluants, la découpe est lancée.

En quelques jours, pas moins de 2750 pièces ont été obtenues, se répartissant en 47 modèles différents : carrés ou rectangulaires, ronds, triangulaires.

À la livraison, l’entreprise LEFEVRE est satisfaite et la pose peut démarrer. Les artisans travaillent avec précaution et minutie car aucune pièce n’est en trop. La perte ou la casse d’un élément n’est pas envisageable.

Anciennement les ardoises avaient été posées à l’aide de chevilles de bois dans lesquelles s’inséraient des vis en laiton. Désormais, la fixation retenue consiste en une cheville de plomb recevant une pointe cuivre.

L’Architecte en chef des Monuments historiques, Philippe Villeneuve, a préconisé que la pose des nouvelles ardoises respecte une saillie de 1 à 2 mm afin que la lumière accroche sur ces pierres de schistes sombres incrustées au sein du tuffeau blanc.

Pour la maîtrise de l’épaisseur de cette saillie et une fixation complémentaire, un mortier pierre est utilisé en sous-face. Enfin, le jointoiement des ardoises avec le tuffeau au sein de la réservation est effectué en ajoutant à un mortier clair des ocres naturelles de Sienne et des ocres d’Ombre, afin d’apporter un effet de patine et reproduire l’aspect initial.