Posée sur les hautes falaises dominant l’anse de Paimpol, la maison était initialement une traditionnelle bretonne : enduit blanc en façade, ouvertures bordées de granit local et toit ardoisé présentant de larges lucarnes. Le charme se cachait derrière une imposante végétation qui avait l’âge du site et masquait la vue vers un panorama à couper le souffle.

Le lieu nécessitait un rafraîchissement évident. Pour cela, le propriétaire fait appel à Lionel Dunet, architecte à Saint-Brieuc au sein du cabinet éponyme. Le travail ne pouvant se cantonner à de petites touches, l’architecte repense globalement l’organisation de la maison et de son environnement. De lourds travaux de terrassement sont entrepris afin de rehausser les niveaux entourant la maison. Elle paraît désormais bien assise sur sa butte et soutenue par de clairs monolithes.

Les espaces de vie profitent maintenant largement de la vue grâce à de grandes baies qui entourent le rezde-
chaussée. Dans le salon, on profite d’un paysage maritime à 180 degrés, entouré à l’est par la pointe de Bilfot et le mythique phare de Lost-Pic et au nord par la douce île de Bréhat, située au-delà de l’île Saint-Riom.

Intégration dans l’environnement côtier et avec le patrimoine ancestral

L’architecte justifie le choix de l’ardoise en façade pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il fallait considérer l’intégration de la maison dans son environnement. En effet, l’ouvrage, posé sur des hauteurs bien visibles depuis la mer et les chemins alentour, devait se fondre dans un paysage marqué par la présence de végétations très foncées dont de nombreux pins. Ainsi, l’ardoise en façade, comme la continuité de la couverture, donne l’aspect d’une enveloppe sombre qui se fond harmonieusement avec les conifères situés sur l’arrière de la bâtisse.

L’ardoise fait également écho à un patrimoine exceptionnel et situé à proximité immédiate : la chapelle Sainte-Barbe (XVIIe) se trouve à quelques dizaines de mètres et surtout l’Abbaye de Beauport (construction dès l’an 1202) est distante d’1,5 km.

Nécessairement, l’Architecte des Bâtiments de France porte un regard très attentif à tous projets concernant le site.

« Le choix de l’ardoise en façade a été mis en avant dans la présentation du dossier auprès de l’ABF. C’est beaucoup plus discret qu’un enduit blanc classique. »

Lionel Dunet

Architecte à Saint-Brieuc.

La dernière raison qui a conforté l’architecte dans sa proposition, c’est la qualité architecturale du projet.

« Dès que cela s’y prête, je cherche à utiliser l’ardoise ailleurs qu’en couverture traditionnelle, comme sur le lycée de Pontivy ou encore à l’École nationale de voile de Quiberon. L’ardoise apporte de l’élégance et une véritable qualité plastique par contraste entre les matières. Ici, le matériau se marie particulièrement avec la terrasse en bois. Plus largement, je suis un militant de l’ardoise en vertical, j’incite mes collègues architectes à se décomplexer. Ce marché est à reconquérir, comme cela s’est fait dans les années 80. »

Lionel Dunet

Architecte à Saint-Brieuc.

Solution technique

La solution retenue pour ce bardage en ardoise est le fruit d’une recherche et d’une discussion technique entre CUPA et l’architecte. La pleine exposition du lieu nécessitait un système fiable et éprouvé. Par conséquent, le CUPACLAD® 301 paraissait tout indiqué puisqu’il propose une pose avec recouvrement (DTU 40-11).

Par ailleurs, les grands modèles utilisés dans le système CUPACLAD® 201 offraient des possibilités créatives et esthétiques qui ont séduit l’architecte et son client. Il a donc été envisagé, avec la complicité de l’entreprise de couverture Schoubert-Le Put (Lanloup – 22), d’utiliser un format 60×30, posé à l’horizontal avec recouvrement.

Le couvreur commente :

« La pose n’a pas présenté de difficulté technique particulière. Nous avons surtout travaillé les profils laqués avec le menuisier et en prépliage pour l’entourage des grandes baies. Par ailleurs, en collaboration avec le
cabinet Dunet, nous avons cherché la mise en oeuvre de liaisons fines et élégantes entre la couverture et la façade. »

Et l’architecte de conclure :

« Ces grands formats apportent beaucoup à l’ensemble. On est bien loin du pignon classique. Autour de la maison, on est proche de la matière structurée (ndlr : carrière CUPA CINQ), on s’y sent bien, et c’est ce qui comptera à l’heure de profiter de l’apéro sur la terrasse. »

Cabinet Dunet
Rennes (35) – Tél. 09 63 20 19 79
Saint-Brieuc (22) – Tél. 02 96 60 41 10
Entreprise de couverture Schoubert-Le Put
Lanloup (22) – Tél. 02 96 22 62 93