CHÂLETTE-SUR-LOING (45)

Lancé à l’initiative du Conseil Général du Loiret, le chantier du nouveau collège Pablo Picasso près de Montargis avait débuté en septembre 2011 et arrivera à son terme en avril prochain.

Le nouvel établissement lui sera réalisé sous la norme BBC (Bâtiment à basse consommation d’énergie). Il sera doté d’équipements modernes et écologiques tels qu’un atrium bioclimatique. Le collège bénéficiera également d’un chauffage par géothermie. Les futurs collégiens vont aussi avoir plus de place afin d’étudier dans des conditions optimales.

L’actuel collège dispose de 4 500 m² alors que le prochain édifice s’étendra sur 8 500 m² répartis sur trois pôles : la restauration, l’enseignement et le pôle de vie du collège. Les élèves scolarisés à Châlette-sur-Loing, à Cepoy et à Corquilleroy pourront intégrer le nouveau collège dès la rentrée scolaire 2013.

Le coût de construction est estimé à 15 millions d’euros.

Vincent Bourgoin, l’architecte, a privilégié le côté fonctionnel de l’établissement, des aménagements soignés et des abords en harmonie avec l’environnement.

TECHNIQUE

Ardoise : 40*22 Excellence 7
Quantité : 3 500 m2

Entreprise de couverture : Braun
www.braun-couverture.com

Architecte : Vincent Bourgoin
www.bourgoin-archi.com

COLLABORATION EXEMPLAIRE ENTRE LA MAÎTRISE D’OUVRAGE, L’ARCHITECTE ET L’ENTREPRISE DE COUVERTURE

L’ensemble des couvertures étaient initialement proposées en matériaux artificiel bien que l’appel d’offre ouvrait la possibilité d’une alternative en ardoise naturelle. Ce point a permis une communication efficace entre les différents acteurs. Et cela a porté ses fruits !

L’architecte a tout d’abord défendu l’ardoise naturelle pour ce qu’apporte la qualité du matériau. Il commente notamment :

Évidemment, l’ardoise est bien plus esthétique que sa rivale artificielle, le rendu esthétique est incomparable. Mais surtout, la durée de vie est garantie et on ne court pas le risque d’une perte de couleur au bout de quelques années. A terme, on se soulage de nombreux frais d’entretien, voire d’une rénovation prématurée des toits.

Vincent Bourgoin

Architecte, Agence Vincent Bourgoin Architecte

L’ardoise naturelle, une fois posée, nous n’avons pas à y revenir. Certes, cela représente une plus-value de départ, mais elle s’amortie en quelques années. Nous avons étudié nos coûts de production au plus prêt pour rester dans les budgets. Et nous avons pris le pari qu’en privilégiant une sélection Excellence, qui n’a nécessité aucun tri supplémentaire, le gain en temps de pose serait tel, qu’il nous permettrait de compenser ce choix. Et l’expérience s’est révélée concluante tout en nous permettant d’offrir une satisfaction supplémentaire au Maître d’ouvrage !

Pierre-Louis Werner

Conducteur de travaux, Couverture Braun (45)

Enfin, pour le Conseil général, l’enjeu environnemental était décisif : établissement BBC, atrium bioclimatique, géothermie et panneau solaire. Tant que l’enveloppe budgétaire était respectée, autant opter pour un matériau écologique. Et pour cela, l’ardoise naturelle joue la transparence puisque la FDES (Fiche de déclaration environnementale et sanitaire) indique le faible impact environnemental de l’ardoise comparé aux matériaux artificiels.

En amont, nous nous sommes surpassés lors des études techniques et financières, mais c’est également grâce à une sérieuse réflexion sur l’enjeu environnemental à terme et grâce à un dialogue constructif avec l’architecte et le Maître d’ouvrage que l’ardoise naturelle s’est imposée sur ce chantier.

Pascal Braun

Pdg de l’entreprise, Couverture Braun (45)